Terreurs nocturnes et crises d’angoisse
Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de ces moments où, parfois sans prévenir, le corps dit stop, cela peut arriver la nuit, avec un réveil brutal, une sensation de peur intense, le cœur qui s’accélère ou l’impression de sortir d’un sommeil complètement paniquée mais cela peut aussi arriver en pleine journée.
Tu peux être dans un magasin, dans ta voiture, au travail ou simplement chez toi lorsque soudain quelque chose monte, ton cœur s’accélère, ta respiration change, tu ressens une oppression, des tremblements, une boule dans la gorge ou dans le ventre et cette sensation extrêmement désagréable que tu ne contrôles plus vraiment ce qui est en train de se passer.
Parfois, tu sais pourquoi car tu viens de traverser une période particulièrement difficile, tu accumules depuis des semaines les problèmes, les responsabilités, les inquiétudes et les choses à gérer ou encore ton mental ne s’arrête jamais et tu as l’impression de devoir continuellement tenir et parfois, justement, tu ne comprends pas, tu te dis : « Pourtant, là, il ne se passait rien. Pourquoi maintenant ? » C’est ce qui rend les crises d’angoisse si déstabilisantes, elles ne surviennent pas toujours au moment où l’on pense être le plus mal, parfois, elles arrivent après avoir tenu longtemps.
Quand tu as tellement tenu que ton corps finit par réagir
Nous avons une capacité extraordinaire à continuer, tu peux traverser une séparation, des difficultés professionnelles, des soucis financiers, des problèmes familiaux, l’inquiétude pour quelqu’un, un changement de vie important ou simplement plusieurs mois pendant lesquels tu as l’impression que tout repose sur toi et tu continues, tu fais ce qu’il faut faire et extérieurement, tu fonctionnes mais intérieurement, en revanche, quelque ça arrive à saturation.
La surcharge mentale n’est d’ailleurs pas seulement le fait « d’avoir beaucoup de choses à faire », elle peut aussi correspondre au fait de devoir penser à tout en permanence, anticiper, organiser, décider, surveiller, prévoir et ne jamais réellement avoir l’impression que ton esprit peut s’arrêter. Le stress fait partie des réponses normales de l’être humain face aux situations difficiles mais lorsqu’il devient trop important ou persistant, il s’accompagne d’anxiété, d’une difficulté à se détendre, de troubles de la concentration, de manifestations physiques et de problèmes de sommeil, puis le corps devient le lieu où toute cette accumulation se fait entendre.
Une crise d’angoisse peut arriver en pleine journée
Une crise d’angoisse aiguë, également appelée attaque de panique, correspond à une montée brutale de peur ou d’angoisse très intense, elle s’accompagne de nombreux symptômes physiques comme les palpitations, une impression d’étouffement, la respiration difficile, des tremblements, des montées de sueurs, des vertiges, des nausées ou encore sensation de perdre le contrôle et ce qui est particulièrement déroutant, c’est qu’elle peut apparaître dans une situation qui, extérieurement, semble parfaitement banale.
Tu peux être en train de faire tes courses, de boire un café, de travailler devant ton ordinateur, de conduire, de regarder la télévision et soudain, ton corps réagit comme s’il devait faire face à un danger immédiat. C’est pour cela que beaucoup de personnes disent après une première crise : « Je ne comprends pas. Il ne se passait rien. » Mais ce qui se produit à cet instant ne raconte pas forcément uniquement les cinq minutes qui viennent de s’écouler en fait c’es tout ce qui s’est accumulé avant.
La surcharge mentale n’est pas la seule explication
Je trouve important de le préciser, parce qu’une crise d’angoisse ne vient pas nécessairement d’une seule cause identifiable, l’anxiété résulte généralement d’interactions complexes entre différents facteurs psychologiques, sociaux et biologiques. Certaines périodes de vie, des pertes importantes, des expériences difficiles ou un stress prolongé peuvent notamment rendre une personne plus vulnérable. Il peut donc y avoir derrière une période d’angoisse une accumulation professionnelle, une relation difficile, une séparation, un deuil, une inquiétude financière, une peur concernant l’avenir, une sensation de solitude ou plusieurs bouleversements qui arrivent presque simultanément, il peut aussi y avoir des personnes qui vivent depuis longtemps dans une forme de vigilance permanente.
Elles anticipent beaucoup, ont besoin de tout prévoir, ont peur que quelque chose arrive, elles analysent constamment ce que disent ou font les autres, ont du mal à déléguer, se reposent physiquement tout en continuant mentalement à gérer leur vie et au bout d’un moment, elles ne savent même plus ce que signifie réellement relâcher.
Le corps reste en alerte même lorsque tu te crois calme
C’est quelque chose que je trouve particulièrement important car tu peux te dire : « Pourtant aujourd’hui je vais bien. » et malgré tout sentir ton corps très tendu, la mâchoire reste serrée, le ventre se contracte car notre conscience et notre corps ne redescendent pas toujours au même rythme et puis il y a la nuit qui ajoute encore une autre dimension.
Pendant la journée, nous sommes occupés, nous parlons, travaillons, conduisons, regardons notre téléphone, faisons les courses ou nous occupons de quelqu’un, puis arrive le soir, le bruit extérieur diminue, le corps s’allonge et tout ce que l’activité quotidienne permettait encore de tenir à distance devient beaucoup plus présent et c’est là que certaines personnes voient leur mental repartir de plus belle. D’autres se réveillent en sursaut avec une sensation d’angoisse intense, certaines commencent même à avoir peur d’aller dormir parce qu’elles redoutent ce qu’elles vont ressentir lorsqu’elles ne pourront plus se distraire et il existe également les terreurs nocturnes, qui sont encore autre chose.
Les terreurs nocturnes ne sont pas de gros cauchemars
Une véritable terreur nocturne appartient aux parasomnies, elle survient pendant le sommeil profond, la personne peut crier, s’agiter, sembler extrêmement effrayée, avoir les yeux ouverts et être difficile à réveiller. Souvent, elle ne garde ensuite que peu ou pas de souvenir de l’épisode et les terreurs nocturnes sont plus courantes chez l’enfant, mais elles existent aussi à l’âge adulte. C’est donc différent d’un cauchemar dont on se rappelle l’histoire et différent également d’une attaque de panique nocturne.
Quand l’angoisse finit par créer la peur de l’angoisse
Après une ou plusieurs crises, un autre phénomène peut commencer, tu n’as plus seulement peur pendant la crise, tu commences à avoir peur qu’elle recommence, tu surveilles ton cœur, ta respiration et dès que quelque chose semble inhabituel, une pensée arrive : « Ça recommence. »
Dans le trouble panique, cette crainte persistante de revivre une attaque peut justement s’installer entre les crises, cela peut alors modifier beaucoup de choses dans le quotidien par exemple tu évites certains endroits, tu as peur de rester seule ou simplement, tu passes une partie de ta journée à vérifier intérieurement si « tout va bien » et cette vigilance constante devient elle-même épuisante.
Dans mon approche, c’est souvent ici que je commence à regarder plus largement ce que traverse la personne, je ne regarde pas seulement : « Quand a eu lieu ta dernière crise ? » Je regarde aussi : qu’est-ce que tu portes depuis des semaines, des mois ou parfois des années ? Parce qu’il y a derrière cette tension une surcharge mentale très importante, mais aussi une accumulation émotionnelle. Une relation qui prend toute la place, une peur de l’abandon, une situation familiale dont tu te sens responsable, une colère que tu ne t’autorises jamais à exprimer, une tristesse que tu repousses parce que tu dois continuer à fonctionner, une impression de ne jamais être suffisamment en sécurité pour baisser la garde et tellement de choses se sont accumulées qu’il devient difficile de savoir laquelle est « la cause » car il n’y a pas un événement unique.
Dans ma vision du Chamanisme Atlante
Dans ma pratique, je regarde l’être dans sa globalité, le corps, le cœur, le mental, l’Ame et la dimension spirituelle ne sont pas, pour moi, des espaces indépendants les uns des autres, je m’intéresse donc aussi à ce qui ne circule plus correctement, à ce qui reste retenu, aux émotions qui se sont accumulées et à la manière dont la personne a progressivement perdu sa sensation d’ancrage ou de sécurité intérieure.
Lorsque quelqu’un vient vers moi pour être accompagné, mon travail consiste justement à regarder ce qui peut être soutenu sur le plan énergétique et émotionnel, en complément de ce qui relève des autres dimensions de l’être car très souvent, la première chose à retrouver, c’est un espace intérieur dans lequel la personne peut enfin redescendre, parce que lorsque le corps et le mental sont constamment en alerte et chercher uniquement à « supprimer la crise » va ajouter encore plus de peur et de surveillance intérieure. C’est aussi pour cela que je reste prudente avec certaines pratiques très mises en avant actuellement, comme le shaking, qui consiste à secouer volontairement le corps pour tenter de relâcher les tensions, cela peut éventuellement apporter une sensation ponctuelle de relâchement à certaines personnes, mais c’est très loin d’être suffisant lorsque derrière il existe une surcharge mentale ou émotionnelle installée depuis longtemps. Secouer son corps quelques minutes ne vient pas, à lui seul, transformer ce que tu portes depuis des mois, ni comprendre ce qui nourrit cette tension permanente, cela ne règle pas une relation qui t’épuise, une peur qui revient continuellement, des pensées qui tournent sans arrêt ou une vie dans laquelle tu as pris l’habitude de tout porter seule et je crois qu’il y a un moment où il faut arrêter de chercher uniquement la prochaine technique qui va faire redescendre la sensation pendant quelques minutes et commencer à regarder ce qui maintient réellement cet état intérieur, parce qu’il ne suffit pas de respirer dix minutes, de secouer son corps ou d’essayer une nouvelle méthode d’apaisement si, derrière, tu continues à porter seul(e) une situation qui t’écrase depuis six mois.
Parfois, il faut aussi changer quelque chose dans sa vie
Je trouve ce point essentiel car on parle beaucoup de techniques pour gérer l’angoisse, mais ton corps lui, ne réclame pas une technique supplémentaire, il réclame que quelque chose change, que tu arrêtes de tout prendre sur toi, que tu commences à regarder ce qui t’épuise réellement et que tu comprennes ce qui entretient cet état intérieur, parce que derrière certains fonctionnements émotionnels présents depuis très longtemps, il y a la peur d’être abandonnée, des pensées répétitives, des attachements douloureux ou encore cette impression que la moindre incertitude devient immédiatement immense.
C’est pour cela que j’ai créé Libération Émotionnelle Atlante, un accompagnement de 28 jours et 28 nuits destiné à aller beaucoup plus profondément dans ce qui entretient le chaos émotionnel, les pensées répétitives et certaines insécurités intérieures, afin de retrouver progressivement davantage de stabilité et surtout de liberté émotionnelle.
Inès – Chamane Atlante
Éveilleuse d’Âme • Passeuse de Mémoire • Révélatrice du Pouvoir Intérieur